Indie Fund : une bonne idée ?

Qu’est ce qu’Indie Fund ?

La scène indépendante est toujours très vivante et marginalisée dans le jeu vidéo. La plus part vivotent sans éditeur, se soutiennent. Indie Fund est une réponse qu’apportent certains d’entre eux ( les créateurs de World of Goo, Braid, flOwer, Critter Crunch, Off-Road Velociraptor Safari, Amardillo Gold Rush, Clash of Heroes, Minotaur China Shop) à un soucis récurrent: le financement.Ils créent donc un fond d’investissement fait par les indépendants, pour les indépendants.

Ron Carmel ayant pas mal explicité l’idée à la GDC, voici un bref compte-rendu.

Le finacement

Ils veulent permettre à la prochaine vague de concevoir leurs jeux en restant financièrement indépendants, et, si possibles, en finançant la suite à leur tour.C’est donc une alternative crédible qui veut se développer, face au traditionnel et si décrié modèle studio-éditeur. Pour eux, développer un modèle viable et pourtant créatif, cela passe par le fait de confisquer le financement aux investisseurs classiques du jeu vidéo. Et selon eux, la machine à jeu AAA ne peux pas s’adapter pour des jeux au budget de moins de 200.000 $ comme le sont les jeux indie précités.

Pour Carmel, le développeur indie n’a pas besoin d’un éditeur, avec sa lourdeur, il a besoin de fonds.

La distribution

C’est aussi le soucis de la distribution qu’évoque et veut résoudre l’équipe d’Indie Fund.  Pour Ron Carmel, il lui a fallu moins d’une semaine pour mettre en place World of Goo sur Steam (Valve est une petite structure, assez Indie-Friendly) … Contre plus de 4 mois pour Games for Windows Live. Comme il le montre avec humour dans sa conférence, il aurait bien eu le temps de mourir d’ennui devant son PC.

Qui ? Quoi ?

Les détails sur Indie Fund sont encore brefs. Les jeux financés ne sont pas encore annoncés, il n’y a aucun détail de budget et d’ampleur, mais l’idée mérite d’être soulignée, tant elle pourrait apporter une bonne idée aux développeurs indie. Ron Carmel explique par contre que les 7 membres fondateurs ont investi suffisamment d’argent dans Indie Fund pour assurer le financement de quelques projets chaque année, les projets ayant une durée de développement de deux ou trois ans. « Si les choses se passent comme nous le souhaitons, nous organiserons de nouveaux tours de table à l’avenir, et sommes prêts à ouvrir le fonds à d’autres investisseurs » assure-t-il.

Pour plus d’info, allez voir le site Internet d’Indie Fund. Inutile de postuler cela dit, Indie Fund ne prend aucune candidature pour le moment. Et comme le précise Ron Carmel : « Notre but n’est pas de financer tous les bons projets indépendants. Nous n’y arriverons pas. Ce que nous voulons, c’est faire prendre conscience à tous que c’est possible ».

Comme on dit dans le jeu vidéo, c’est une tentative de « proof of concept ».




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Une réponse de “Indie Fund : une bonne idée ?”

  1. [...] Forcément quand le titre de la conférence GDC était Indies and Publishers: Fixing a System that Never Worked, on peut s’attendre à quelques moments sympa. Petite analyse simple ici. [...]

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