SGE – This is Serious :)

Mon dieu je poste ! J’avais promis un feedback à certains sur la Serious Game Expo, un salon pro sur le Serious Game, à Lyon (Cité Internationale).

Et c’est chose faite. avec ce post, merci Emilie de me forcer à dépoussiérer ce blog.

Affiche SGE

L'affiche... en espérant que ça les dérangera pas que je leur pique ;)

Avant de commencer, qu’il me soit permis de faire un salut respectueux aux organisateurs (et en particulier à Sophie R. :)

D’une part parce que c’est la seule que je connais nommément, d’autre part parce qu’elle était sur le pont à courir partout pour que ça se passe bien, et troisièmement parce qu’elle est adorable, et puis quatrièmement merde ça fait classe un peu de Name Dropping :) ).

 

 

Bon maintenant qu’en dire? D’abord le Serious Game, c’est un loisir d’entreprises… riches.

J’ai regardé les entreprises concernées. Suez, Areva, ERDF, EDF, Renault…. Un serious Game ça coute cher, entre 50 et 250.000 euros pour les cas les plus classiques (et c’est pas moi qui le dit). C’est donc un loisir de riche, aucune PME ne peut aligner ces sommes.

Petite réflexion personnelle : peut être serait il malin de proposer à des consortiums d’entreprises PME ayant des besoins communs en formations, de se grouper pour payer un Serious Game ? Comment faire pour percer davantage vers les PME? La réduction des coûts est une solution forcément bancale…

A quoi servent les serious games en 2011?

Il y a une forte propention à utiliser les Serious Games en matière de formation, c’est évident. Nombre de sociétés qui font du Serious Games proposent des Learning Management System et des formations. Mais certains de ces serious games sont à objectif disons publicitaire, ou informatifs. C’est le rôle par exemple du Meilleur Serious Game 2011 de cette SGE : Suez Ambassador. Communiquer (en interne) sur les missions, sur la logique, les messages et la méthodologie Suez.

Concrêtement ce Serious Game ne vous apprend pas un truc pratique. Mais il vous communique les valeurs du groupe, de manière bien plus douce et efficace qu’un vieux powerpoint. Bien? Mal? Je me positionnerai pas…  En tout cas bravo à KTM Advance, un jeu tout sympathique.

Apres le greenwashing, on parlera bientot de gamewashing, en tout cas ça, c’est une certitude.

Où en est cette industrie ?

En progression théoriquement, les Serious Game gagnent peut à peut en crédibilité et leurs lettres de noblesses. Mais le marché pourrait se contracter avec les soubresauts de l’économie. Il y aura des gagnants et des perdants dans 5 ans, je le parie. Les groupes que j’ai pu voir étaient pour la plus part implantés et expérimentés.

Le milieu a ses middleware (même s’ils sont peu nombreux encore), ses intermédiaires (des chasseurs de contrat en somme)… Bref un eco-système est en train de naître, et chacun cherche sa niche, son domaine de prédilection. Qoveo se spécialise clairement sur le domaine du Management, par exemple, alors qu’Energitim parle apprenants, briques de formations, enseignement… Bref une approche très basée « connaissance ».

Bref le marché gagne en maturité et en différenciation, c’est un point très intéressant pour l’avenir : ca prouve que le marché est en train de grossir… On comprend qu’Imaginove, GL Events ou le Grand Lyon soient partenaire de cette petite grand messe du milieu.

Ce qui est intéressant c’est aussi d’y retrouver des gens issus du jeu vidéo classique, comme Wizarbox (que je connais un peu via Play All) ou [E]xetera et l’un de ses fondateurs, Artefact (des lyonnais d’ailleurs, donc forcément des gens biens).

Le marché du jeu vidéo se contractant plus douloureusement, cette tentative d’implantation ne me surprend pas. Je leur souhaite de réussir, clairement, mais il leur faudra intégrer une nouvelle industrie (j’ai clairement eu l’impression que les codes et usages étaient différents).

Enfin le Serious Game s’intéresse de plus en plus à la santé. L’influence du jeu vidéo dans la santé (on en a déjà parlé sur ce blog d’ailleurs) est encore en réflexion, en étude. On a des preuves, des idées, on manque peut être de recul. Mais clairement, il y a une voie de tracée.

Entendre parler de diabétologie, mucoviscidose, psychologie… Tout cela est rafraîchissant.

Et pour terminer sur une autre note, le Serious Game est un business en internationalisation. Outre des lyonnais, lillois, parisiens et autres, voici que viennent des anglais, des québecois, des chinois… Il y a clairement une carte française à jouer, et une industrie à faire grossir. Croisons les doigts et espérons que cette industrie devienne petit à petit un fleuron… :)

Voilà pour un trop bref compte rendu…

Si vous avez des questions, j’y répondrai (peut être) en commentaire :)

Bon, prochain article, Game Story au grand palais.




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